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Full Version: Scandale: Champix tue- Pfizer ramasse des milliar$$ en financant la prohibition!
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25.05.2008
Une étude détaille les effets indésirables neurologiques et cardiovasculaires du Champix, médicament d’aide au sevrage tabagique
Michael Siegel est spécialisé en médecine préventive et en santé publique à l’université de Boston. Ses activités de recherche sont centrées depuis 20 ans sur le tabagisme actif et passif, ses effets indésirables, les modalités d’arrêt et les diverses politiques de régulation. Il tient un blog intitulé Tobacco Analysis, sur lequel il dénonce entre autres le lobbying de l'industrie pharmaceutique pour la prohibition. Les firmes pharmaceutiques ont mis sur le marché - avec la complicité des autorités sanitaires qui ont tout approuvé en invoquant la santé publique – toute une panoplie de médicaments et de substituts nicotiniques fort profitables… Ainsi, Pfizer a fait une énorme campagne de publicité pour dénoncer le tabagisme… afin de vendre la varénicline sous le nom de Champix (Chantix aux Etats-Unis).
On apprend dans une note du 23 mai du Dr Siegel que la l’Administration fédérale de l’aviation (FAA) des Etats-Unis vient d’interdire aux pilotes et aux contrôleurs aériens l’usage de la varénicline (Champix) à cause des centaines de signalements d’effets indésirables. Ces derniers sont confirmés par une étude aux résultats dévastateurs faite par le Institute for Safe Medication Practices, organisme à but non lucratif. D'où la différence d'appréciation...



Cet institut est chargé d'évaluer les risques émergeants et les erreurs de médication en fonction des signalements d'effets indésirables reçus par l'agence américaine du médicament (FDA).

Le Los Angeles Times rend compte de l'étude dans cet article. Les effets indésirables du Champix peuvent être très sévères : pertes d’équilibre, pertes de connaissance, convulsions, mouvements anormaux, spasmes musculaires, troubles du rythme cardiaque, troubles visuels, réactions cutanées, etc. Ces effets secondaires neurologiques et cardiovasculaires s’ajoutent à ceux psychiatriques (dépression, suicides…) déjà largement pointés du doigt, y compris par la FDA, qui estime que la relation de cause à effet est de plus en plus probable. (D’ailleurs, Pfizer avait modifié la notice grand public et le RCP (résumé des caractéristiques du produit) juste avant que la FDA ne rende public son avis sur les risques psychiatriques, au mois de février 2008).

Le texte intégral de l’étude est disponible sur le site de l’Institut. Et il vaut le détour... Les effets indésirables sont bien plus nombreux que ceux mentionnés par les journaux. Ils incluent des douceurs telles que: accidents thromboemboliques, diabète, hyperglycémies, syndromes extrapyramidaux, oedèmes, troubles psychotiques, hallucinations, agressivité et quelques autres... Les auteurs parlent de « risques graves immédiats pour toute personne conduisant des avions, des trains, des bus ou d’autres véhicules ou étant dans une situation dans laquelle une diminution de l’état de veille ou de contrôle de la motricité pourraient entraîner des dégâts sévères et massifs ». Les personnes exerçant un travail qui exige une attention et une concentration soutenues devraient éviter le Champix. Les techniciens des centrales nucléaires figurent parmi les exemples donnés. On imagine aisément une sorte de nouveau Tchernobyl parce qu'un technicien sous Champix a perdu connaissance ou a été pris de spasmes musculaires ou de convulsions et a appuyé sur le mauvais bouton...

L’étude a aussi recensé un nombre important de chutes, accidents de la route et d’autres types d’accidents se soldant par des dommages corporels. Et le Los Angeles Times ajoute qu’au cours du dernier trimestre de 2007, le Champix a pris la première place sur la liste des signalements d’effets indésirables à la FDA… Les chiffres sont d'ailleurs détaillés dans le texte de l'étude.
Par conséquent, l’administration américaine de l’aviation fait preuve d’une prudence élémentaire, puisque des centaines de vies sont en jeu lorsqu’un pilote ou un contrôleur aérien voient leur état de conscience et leur contrôle sur leurs réflexes et leurs mouvements diminuer, voire disparaître temporairement.

Les auteurs mentionnent le fait que nombre des personnes ayant subi ces effets indésirables prenaient d’autres médicaments ou compléments alimentaires en même temps que le Champix, tout en disant qu’il s’agit là de la situation réelle des usagers, qui contraste avec le cadre artificiel (setting) créé par Pfizer dans les essais cliniques qui ont servi à obtenir l'autorisation de mise sur le marché… La firme avait exclu d’emblée de nombreuses catégories d'usagers, par exemple toute personne ayant été traitée récemment pour une dépression, un trouble bipolaire, une psychose ou un trouble anxieux incluant des attaques de panique. Ont été exclues aussi les personnes ayant eu des réactions allergiques à un médicament quelconque, ayant des résultats anormaux lors d’examens de laboratoire, souffrant de troubles cardiovasculaire récents… Et même les personnes qui prenaient des médicaments sans ordonnance ou des produits amincissants. Les personnes ayant eu un antécédent de dépendance à un médicament ou à l’alcool ont elles aussi été exclues…

C’est quand même curieux, surtout sachant que les personnes ayant des antécédents d'addiction ou de troubles psychiques sont parmi les plus sujettes au tabagisme…

Les auteurs de l’étude recommandent à la FDA de faire une enquête épidémiologique approfondie. Une porte-parole de la FDA, intérogée par le Los Angeles Times confirme qu’il faut aller plus loin dans l’enquête que l’agence était déjà en train de mener sur le Champix.
Et pourtant, Pfizer persiste et signe… La firme considère que la balance bénéfices – risques du Champix reste favorable malgré tout, compte tenu des méfaits du tabagisme… Etonnante argumentation que de remplacer un risque par un autre, chez des gens qui passeraient ainsi des griffes de l’industrie du tabac à celles des firmes pharmaceutique, mais toujours pour du profit… Mais on ne peut pas s’attendre à ce que Pfizer renonce facilement à un médicament déjà prescrit à plus de 3,5 millions de personnes rien qu’aux Etats-Unis, pour un coût de 130 dollars par mois… Un article de CBS ajoute les chiffres de ventes du Champix aux Etats-Unis : 833 millions de dollars en 2007 et une augmentation de 71% au cours du premier trimestre de 2008 par rapport à la même période de l’année dernière…

Mais pourquoi un tel médicament a-t-il été approuvé aussi facilement pour un tel usage ? Et pourquoi le Champix est-il prescrit aussi massivement ? Eh bien parce que le panel d’experts qui a récemment élaboré les directives de pratique clinique concernant l’arrêt du tabac s’est prononcé explicitement pour l’usage de médicaments chez chaque patient qui arrête de fumer. Il a tout aussi explicitement recommandé la prescription de Champix à cet effet. Or il s’avère que pas moins de neuf experts avaient des conflits d’intérêts pour avoir reçu des financements récents des fabricants des divers médicaments d’aide à l’arrêt. Et l’expert qui a dirigé le groupe de travail a un conflit d’intérêt avec Pfizer – le producteur du Champix…

Les commentaires de Siegel relèvent du bon sens ; ce sont des arguments de plus en plus repris par l’opinion publique américaine dans son ensemble : il ne suffit pas de « gérer » les conflits d’intérêts et demander aux médecins de les déclarer publiquement, ni même de les limiter. Il faut les interdire complètement. On voit que cette argumentation n’est plus l’apanage des seules associations anti-corruption et que celles-ci ont fait un travail remarquable dans les pays anglo-saxons. En attendant un début de prise de conscience en France…

Le Champix est un parfait exemple des conséquences des conflits d’intérêts : mettre la santé en danger, voire même tuer des gens. On ne peut pas dire « tuer des patients », parce qu’il ne s’agit pas à proprement parler de malades qui ne pourraient pas se passer d’un tel médicament… On voit tous les jours des personnes qui subissent des effets secondaires de gravité diverse, développent des addictions ou se suicident suite à la prise de médicaments prescrits dans des pseudo-maladies que l’industrie invente régulièrement. Le dernier cas de disease mongering - comme on appelle cette imagination débordante à but lucratif - concerne précisément le tabac. Nous en avons parlé dans cette note intitulée « La dépendance au tabac bombardée maladie chronique à traiter indéfiniment. Avec Champix / Zyban et les substituts nicotiniques pour méthadone… »

Rappelons ici qu’il ne s’agit pas de défendre le tabagisme. Mais il va sans dire que mourir tout de suite à cause d’un effet indésirable du Champix, du Zyban, etc. ou être victime d’incidents iatrogènes graves n’est pas non plus un choix défendable… Les personnes qui veulent arrêter doivent pouvoir le faire en toute sécurité, et il y a des moyens non médicamenteux qui ne présentent aucun risque, tels les consultations spécialisées en tabacologie.

03:15 Publié dans Tabac, sevrage, aides à l'arrêt | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : champix, varénicline, pfizer, conflits d'intérêt, effets indésirables
http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr...logiq.html


Suivez également ici, toute une anthologie traduite en francais de la corruption institutionnalisée qui d'un côté sert à imposer par la force les interdictions de fumer, et de l'autre à faire des milliards avec le poison dangereux Champix: les prédicateurs de l'interdiction de fumer sonst grassement rémunérés par l'industrie pharmaceutique.
http://unairneuf.org/
Doctors Under the Influence? (Les médecins sont-ils dépendants?)

est le titre d’un dossier ‘in depth’ de Business Week cette semaine (daté du 07/07/08).

La journaliste Arlene Weintraub s’en prend vivement à deux auteurs – Steinberg et Foulds - d’un papier le 1er avril dernier visant à obtenir une prise en charge des prétendues aides médicamenteuses au sevrage tabagique en assimilant le tabagisme au diabète : le tabagisme devient une maladie chronique justifiant d’un traitement dans la durée.

The Case for Treating Tobacco Dependence as a Chronic Disease


Schéma connu : les auteurs de l’article des Annals of Internal Medicine sont rétribués de longue date et copieusement comme key opinion leaders et ceci n’est pas porté à la connaissance des patients que ces médecins traitent… Apparemment cela fait du bruit outre-atlantique.

Voici le lien pour le dossier de BW :

http://www.businessweek.com/magazine/con...383124.htm

Et au cas où il ne soit plus accessible, une transcription du texte (en anglais) :

http://docs.google.com/Doc?id=d8w4j36_240dnd4j4gh

Cette transcription comprend aussi les deux pages de justification (5200 signes) postées par Steinberg, à pleurer.

Extrait : « We live in a world where federal funding for medical research is dwindling every day and important studies of benefit and safety simply would not be done if not supplemented by other sources. It is up to YOU as the people to judge the validity of the results. »

C’est donc au lecteur de juger de la validité des résultats. Comme si le lecteur moyen en avait le temps et la compétence, d’autant que les biais méthodologiques peuvent être bien planqués. Foulds en est même arrivé à demander à Pfizer d’être plus explicite sur les effets secondaires mentionne l’article de BW…

Après un remontage de bretelles du Wall Street Journal sur Fiore, qui a caché ses copieux émoluments de Pfizer dans sa déclaration pour les nouvelles recommandations de bonne pratique, c’est Business Week qui monte au créneau. Relayé par CBS News en plus :

Drug Companies Paying Doctors?
A study estimates drug companies pay doctors $57 billion a year in fees and services, causing some to worry that decisions on prescription are being unduly influenced.

http://www.cbsnews.com/stories/2008/06/2...3269.shtml
Voir la video : 4’23 de pure bonheur horreur. Michael Moore à côté, c’est du petit lait ! En prime time cette fois. Alors L’Express, TF1 et Lagardère & Co à la rentrée ?

Luc DUSSART

http://www.ziki.com/fr/people/lucdussart
Bonjour,

J’ai posté deux autres liens, en créant deux nouveaux sujets, mais qui sont apparemment moins visibles. C’est pourquoi on m’a conseillé de donner les liens dans ce sujet-ci. Il y a des détails intéressants sur les méthodes de Pfizer, prêt à tout pour vendre massivement son Champix.

« La FDA et Pfizer ont ignoré les mises en garde d’un expert sur les effets indésirables du Champix pris à la longue »
http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr...ert-s.html

« Des vétérans de guerre ayant des troubles psychiques, cobayes du Champix. Et un ancien secrétaire d’Etat américain fait du lobbying »
http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr...bayes.html

J’espère que ça ira comme ça.
bonne soirée!
Si quelqu’un est intéressé par le texte évoqué dans le premier post, voici le lien :
« La dépendance au tabac bombardée maladie chronique à traiter indéfiniment. Avec Champix et Zyban et les substituts nicotiniques pour méthadone… »

http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr...aiter.html
----- Original Message -----
From: Électeurs Fumeurs
Sent: Saturday, August 30, 2008 6:23 PM
Subject: 01.09.- Sevrage tabagique : éviter la varénicline (champix)

Publié en ligne dans le no du 1er septembre de "Revue Prescrire"

Ils éludent les suicides, les hallucinations, les envies de meurtre, le diabète, mais mais ils parlent au moins des infarctus et admettent que ça ne sert à rien.
diffusez.
et demandez l'interdiction du Champix.
Pfizer se bat tres fort: (ils ont résussi a faire escamoter l'alarme lancée par l'AKDÄ en allemagne) seule la masse peut aider à faire accélérer les choses.
Enfin prevenez tous les médecins que vous connaissez. et tous les "clients potentiels"



Sevrage tabagique : éviter la varénicline (CHAMPIX)

Le premier essai comparatif varénicline versus substituts nicotiniques publié confirme que la varénicline n'est pas véritablement plus efficace, mais provoque des nausées chez un tiers des patients.
Pour en savoir plus

Sevrage tabagique : éviter la varénicline
Rev Prescrire 2008 ; 28 (299) : 694.
Varénicline (Champix°) : les notifications d'effets indésirables s'accumulent

Sevrage tabagique
Mini-Dossier Prescrire

Pour aider les patients à réussir un sevrage tabagique, lorsqu’un médicament est jugé utile la préférence va, faute de mieux, aux substituts nicotiniques. Leur efficacité est modeste, mais leur profil d’effets indésirables est acceptable (lire dans ce n° p. 678-679) (1,2). Malgré des effets indésirables nombreux (troubles digestifs, troubles neuropsychiques), et parfois graves (troubles du rythme cardiaque, infarctus du myocarde), la varénicline est proposée pour le sevrage tabagique. Elle n’avait pas été comparée jusque-là aux substituts nicotiniques.

On dispose maintenant d’un essai randomisé, publié en 2008, financé par la firme Pfizer qui commercialise la varénicline.

Durant le suivi, environ 20 % des participants des deux groupes ont arrêté le traitement. Les nausées ont été l’effet indésirable le plus fréquent, surtout avec la varénicline : 37,2 % avec la varénicline versus 9,7 % avec la nicotine.

À 4 semaines, l’abstinence tabagique a été rapportée par 56 % des participants recevant la varénicline versus 43 % dans le groupe nicotine (p<0,001). Les taux d’abstinents n’ont pas été statistiquement différents ensuite. À 24 semaines, on dénombrait environ 30 % d’abstinents et à

52 semaines environ 23 % [d'abstinents). (ca fait 2, 3 Cobayes sur 10 ! et encore en admettant qu'ils n aient pas menti: le contrôle consistait a leur demander 1 fois par semaine s' ils avaient fumé. meme la mesure du CO² ne prouve rien de plus, que l'on n' a pas fumé dans la nuit qui précède.)

En pratique, cet essai confirme que la varénicline n’est pas véritablement [LOL!] plus efficace que les substituts nicotiniques dans l’aide au sevrage tabagique, mais provoque plus des nausées. Par ailleurs, des effets indésirables rares mais parfois graves sont liés au traitement par varénicline. Autant s’en dispenser.

http://www.prescrire.org/aLaUne/dossierT...icline.php

©Prescrire 1er septembre 2008
Rev Prescrire 2008 ; 28 (299) : 694.

_________
Références
1- Prescrire Rédaction “Idées-Forces Prescrire. Sevrage tabagique� mise à jour octobre 2007, site http://www.prescrire.org ; 6 pages.
2- Prescrire Rédaction “19-5. Patients en cours de sevrage tabagique� Rev Prescrire 2007 ; 27 (290 suppl. interactions médicamenteuses).
3- Aubin HJ et coll. “Varenicline versus transdermal nicotine patch for smoking cessation : results from a randomised, open-label trial� Thorax 2008 ; 63 : 717-724 (publié en ligne le 8 février 2008).


Commentaire:
NON: pas autant s' en dispenser, mais l'éviter ab-so-lu-ment.
Faites suivre et conservez: L'alerte donnée par l'office de sécurité des médicaments
NON; ce n est pas nouveau, car durant lews tests, les cobyes aveint aussi le droit de prendre de la nicotine patentée par l'industrie pharmaceutique (timbres, inhaleurs et autres).

NON: les subtituts ne sont pas des substituts mais de la nicotine pure (patentée), et ne sert qu'à faire passer les heures d'interdiction: c est pour cela qu'ils veulent des interdictions. pour vendre, point final.


Ma dernière cigratte avec Champix.
Les morts ne fument plus.
CHAMPIX vous tue vous, ainsi que votre entourage.
http://pharmagossip.blogspot.com/2008/05...asket.html
Ils ont pris leur temps... et ont escamoté le liens du rapport FDA et ISMP
Communiqué de presse

mise à jour : 08 juillet 2008


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Lire aussi : Point d’information sur Champix ® (varénicline) - (17/12/07)
Mise sur le marché de Champix ® : Informations sur la sécurité d’emploi - (12/02/07)
Plan de gestion des risques Champix®



Champix® (tartrate de varénicline) : point d’information



Champix ® (tartrate de varénicline) est un médicament indiqué dans l’aide au sevrage tabagique chez l’adulte. Il a obtenu une AMM européenne en septembre 2006. La notification de troubles dépressifs et suicidaires chez des patients en cours de sevrage tabagique, dont certains ne présentaient aucun antécédent, conduit l’EMEA et l’ensemble des agences nationales à informer les professionnels de santé et les patients sur ces risques. Toutefois, ni les données soumises à l’Emea, ni les données nationales de surveillance ne remettent en cause le rapport bénéfice / risque.



Le médicament Champix ® (tartrate de varénicline) est disponible en France sur prescription médicale depuis février 2007. Sa commercialisation s’est accompagnée d’emblée d’un plan de gestion des risques européen, auquel s’ajoute un suivi de pharmacovigilance renforcé au niveau national. Entre février 2007 et mai 2008, environ 516 000 patients ont été traités par Champix ®en France.

En 2007, l'évaluation des données de pharmacovigilance a conduit les autorités européennes à ajouter dans la notice le risque d’infarctus du myocarde, de troubles dépressifs et de comportements suicidaires sans qu’un lien ait été établi avec la prise de Champix ®, ces symptômes pouvant apparaître lors de tout sevrage tabagique.

Plus récemment, l’analyse de données internationales de pharmacovigilance montre que des patients sans antécédents psychiatriques connus ont développé des troubles dépressifs, des idées et des comportements suicidaires. Et, certains patients présentant des troubles similaires n’avaient pas arrêté de fumer au moment de l’apparition des symptômes. En conséquence, les autorités européennes ont décidé de renforcer les mises en garde. Ainsi, le traitement doit être immédiatement interrompu en cas d’agitation, d’humeur dépressive, d’idées suicidaires ou de modifications du comportement. Cette nouvelle information sera mentionnée dans la notice destinée aux patients et le résumé des caractéristiques du produit (RCP) destiné aux professionnels.

La prudence est aussi recommandée chez les patients présentant des antécédents de maladie psychiatrique sévère (schizophrénie, troubles bipolaires, dépression caractérisée sévère), l’efficacité et la sécurité de Champix ® n’ayant pas été établies chez ces patients. Une étude européenne est cependant en cours chez des patients atteints de psychose.

Fin mars 2008, le bilan de pharmacovigilance, établi après 14 mois de commercialisation en France, ne remet pas en cause le rapport bénéfice / risque de Champix ®. Durant cette période, environ 468 000 patients ont été traités et environ 1 700 notifications d’effets indésirables ont été recueillies et analysées :

la majorité d’entre elles ne présentait pas de caractère de gravité : réactions gastro-intestinales (nausées, vomissements, douleurs abdominales), troubles du sommeil, cauchemars ou troubles psychiatriques (troubles de l’humeur, anxiété, agressivité).
174 cas graves concernent essentiellement des troubles psychiatriques (92 cas), cardiovasculaires (24 cas) et neurologiques (16 cas), tels que crises d’épilepsie ou pertes de connaissance.
les cas de troubles psychiatriques graves (92) concernent pour l’essentiel des idées et des comportements suicidaires. Les délais de survenue des troubles psychiatriques sont variables et se répartissent tout au long du traitement. Seuls quelques cas sont survenus après l’arrêt. Lorsque l’information est précisée dans le formulaire de notification, l’évolution est favorable à l’arrêt du traitement.
la plupart des patients ayant développé des troubles psychiatriques graves ne présentaient pas d’antécédents psychiatriques connus avant la prise de Champix ®. Plus de 50% des patients avait totalement arrêté ou fortement diminué leur consommation de tabac au moment de la survenue d’effets indésirables. Ces données confirment les observations internationales et ne permettent pas de mettre en évidence de facteur de risque de comportement suicidaire.
12 décès ont été rapportés (dont 7 cas de suicide). Néanmoins, aucun lien n’a pu être établi dans ces cas avec la prise de Champix ®.

L'Afssaps continue le suivi renforcé de pharmacovigilance de Champix ® et rappelle que tout effet indésirable grave et/ou inattendu doit obligatoirement être immédiatement déclaré par les professionnels de santé aux centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV).

Contacts presse : Aude Chaboissier ( 01 55 87 30 33) / Magali Rodde - ( 01 55 87 30 22)

http://afssaps.sante.fr/htm/10/filcoprs/...072008.htm
Suicide: la FDA enquête sur les risques que comportent certains médicaments
31 août 2008

WASHINGTON — L'autorité réglementaire américaine en matière d'alimentation et de médicaments, la Food and Drug Administration (FDA), enquête présentement sur les risques de suicide que pourraient représenter certains médicaments utilisés pour le traitement de l'asthme, le contrôle des crises d'épilepsie et pour aider à cesser de fumer.

Parmi les produits retenant l'attention des autorités américaines figurent des médicaments disponibles au Canada. Les antidépresseurs Prozac, Paxil, Wellbutrin et Zoloft, les anticonvulsivants Lyrica et Neurontin, le médicament pour le sevrage tabagique Champix ainsi que l'anti-acnéique Accutane pourraient comporter des risques de pensées et de comportements suicidaires.

Jusqu'à tout récemment, les craintes à propos des risques liés au suicide de la FDA n'ont concerné que les médicaments utilisés dans le traitement des maladies mentales, tels que des antidépresseurs prescrits aux adolescents. Mais les autorités américaines ont décidé de se pencher sur des problèmes médicaux qui ne sont habituellement pas associés aux troubles mentaux, dont l'asthme et l'épilepsie.

Cet été, la FDA a réuni une table ronde de conseillers scientifiques afin d'évaluer les risques de suicide de 11 médicaments anti-épileptiques, dont le Neurontin. Quelque 210 essais cliniques ont permis d'établir qu'il y avait un léger risque accru: deux patient sur 1000 prenant les médicaments ont eu des pensées ou des comportements suicidaires. Lorsque des millions de personnes prennent ces médicaments, même de telles petites proportions peuvent avoir d'importantes conséquences.

"Même si un médicament est utilisé pour le contrôle du poids, pour aider à cesser de fumer, ou pour traiter l'asthme, ces médicaments ont aussi souvent des impacts sur le cerveau, alors il y a toujours des probabilités de risques secondaires psychiatriques", a dit le chef de la division des produits psychiatriques de la FDA, le docteur Thomas Laughren.

Il a cependant ajouté qu'il n'y avait pas d'hypothèse convenue expliquant pourquoi différents types de médicaments provoquaient de tels effets secondaires.

Plusieurs experts indépendants ont soulevé des inquiétudes quant au manque de connaissance de la FDA à l'égard des effets des médicaments sur le cerveau. Bien qu'ils soient utilisés pour le traitement d'affections physiques, certains médicaments peuvent avoir des conséquences imprévisibles sur le plan de la santé mentale.

Un groupe de l'université Columbia a développé une méthode d'évaluation de risques de suicide des médicaments, permettant possiblement d'identifier les risques avant même la mise en marché d'un nouveau produit pharmaceutique. Mais la FDA n'impose de telles évaluations qu'au cas par cas.
http://canadianpress.google.com/article/...3e-ug_l-kg
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